La Campagne mondiale pour l’éducation, dans une motion spéciale votée par son AG mondiale fin février à l’unanimité, exhorte les autorités sud-coréennes à respecter les droits fondamentaux des enseignant(e)s !
C’est un paradoxe hautement symbolique : le gouvernement sud-coréen, qui doit accueillir le Forum mondial de l’éducation en mai – un évènement majeur pour la définition des engagements internationaux en faveur du droit universel à l’éducation pour 2015-30 – prive plus de 60.000 enseignant(e)s de leurs droits syndicaux et menace le principal syndicat enseignant , Korean Teachers Union (KTU). C’est l’Internationale de l’Education (IE), cofondateur et membre de la CME, qui a porté la motion de soutien au KTU, affirmant qu’elle « démontre la force de l’action collective en faveur de la justice dans le domaine de l’éducation ».
Les autorités sud-coréennes sont exhortées à:
• respecter pleinement les normes internationales du travail, et respecter et promouvoir, sans discrimination, la liberté d’association et le droit de négociation collective;
• respecter les droits civils et politiques fondamentaux de tous les enseignant(e)s, professionnel(le)s de l’éducation et fonctionnaires, en tant que citoyen(ne)s, et donc respecter pleinement l’article 80 de la Recommandation OIT/UNESCO de 1966 sur la condition du personnel enseignant, selon lequel « les enseignants devraient être libres d’exercer tous les droits civiques dont jouit l’ensemble des citoyens »;
• adopter immédiatement toutes les mesures nécessaires à la suspension des sanctions disciplinaires prononcées à l’encontre du KTU, et lui octroyer l’accès au lieu du Forum mondial de l’éducation et aux activités organisées dans ce cadre.
